Bilan

Poitiers (Vienne), Hypogée des Dunes, chapelle funéraire (VIIe-VIIIe s.)© Musées de Poitiers, Ch. Vignaud

Poitiers (Vienne), Hypogée des Dunes, chapelle funéraire (VIIe-VIIIe s.)
© Musées de Poitiers, Ch. Vignaud

Si les cimetières mérovingiens sont fouillés depuis longtemps, la recherche autour de ces ensembles est toujours d’actualité. L’univers funéraire mérovingien est caractérisé par des inhumations hors des villes dans un espace aux limites préétablies, la nécropole, au sein de laquelle les sépultures sont alignées. Les recoupements et la superposition de ces dernières puis les cas de « réduction » trahissent un manque d’espace disponible, que ce soit contraint ou volontaire, dans le but d’être placé en des endroits prestigieux ou non. La pratique funéraire permet d’aborder des sujets tels le rang de l’individu et sa place parmi les siens, mais aussi le processus de christianisation et le maintien de certaines habitudes « païennes ». En effet, cette période est aussi caractérisée par le dépôt funéraire et les inhumations habillées. De ce fait, l’étude de telles sépultures dépasse le cadre des relations entre le monde des morts et celui des vivants. On peut alors aborder des questions telles la fusion du grand nombre de cultures qui se déplacent et se rencontrent sur un même théâtre. Par l’analyse de contenants tels les sarcophages, il est possible d’appréhender les réseaux d’échanges. Grâce aux méthodes d’analyse développées ces dernières décennies, de nombreuses données sur le comportement alimentaire et la santé des populations nous sont accessibles.

En somme, tandis que la nature des constructions, la dispersion et la mobilité des individus impliquent la rareté des vestiges d’habitat mérovingien, l’essentiel de nos connaissances provient des sites funéraires.

La majorité des sources en ligne apportant des informations sur le monde funéraire mérovingien consiste en des articles publiés dans des revues spécialisées. On peut notamment citer les revues interrégionales, telles la Revue Archéologique de l’Est ou de Picardie, accessibles via les plate-formes Persée et Revues.org. Or ces publications sont destinées à des lecteurs initiés. Certaines sources d’information sont toutefois accessibles à un public plus large. Il s’agit par exemple des sites d’associations ou des fiches mises en ligne sur le site de l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives. Ce dernier a développé des plateformes interactives pour présenter, entre autre, du mobilier de manière dynamique (exemple) et met en ligne des reportages filmés. Il espère ainsi sensibiliser le public et le rapprocher des chercheurs. Cette même ambition semble animer l’ENS, qui publie en ligne des articles de qualité produits par ses élèves (cf. l’article Redécouverte de la tombe de la Reine Arégonde ; lien).

Néanmoins, toutes ces sources ne fournissent pas directement une vision d’ensemble sur cet univers. Les informations sont dispersées dans une multitude d’articles. La compréhension du monde funéraire mérovingien exige alors beaucoup de lecture ou la consultation d’ouvrages papier. On peut notamment vous conseiller les publications de l’Association Française d’Archéologie Mérovingienne.

Antoine D.

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